Ayako Kamimura est née en 1979 à Yokohama, au Japon.
A 16 ans, se préparant à rentrer à l'université des beaux arts, elle étudie pendant 4 ans à l'Institut d'Art de Kamakura.
En 1999, elle rejoint la prestigieuse Université d'Art et de Design JOSHI où elle étudie l'histoire de l'Art aussi bien en Asie qu'en Europe, et y développe son art hérité du Nihonga - une technique japonaise centenaire toujours utilisée par nombre d'artistes japonais, utilisant des pigments naturels (poudre de coquillage, albumine et caetera) et des métaux bruts (or, argent, mercure) mélangés à des protéines animales faisant office de colle. Le Nihonga est donc une peinture organique, presque biologique. Une œuvre vit au même rythme que son propriétaire et, avec l'âge, prend d'autres teintes, murit.
Kamimura parle avec respect de cet héritage et est une fervente adepte de cette technique, mais ne participe pas à la célèbre Exposition Souga organisée par l'école Souga-Kai, qui consacre chaque année nombre de Nihonga-ka, car elle ne se sent pas à l'aise dans cet univers résolument conservateur. Impertinente, elle fait partie de ces artistes qui ont choisi de s'exprimer à travers un Nihonga contemporain. Sa dernière année d'université la verra toutefois plébiscitée par le jury du prix international Takifuji auquel concourent les étudiants des universités d'art du Japon, de Chine, de Corée, des Etats-Unis, d'Angleterre et d'Allemagne, ainsi que par le département culturel du ministère japonais de l'aménagement du territoire qui ne descerne qu'une seule bourse chaque année, et sacrée meilleure élève de sa catégorie par son université.
Passionnée depuis longtemps par la France, elle s'installe à Paris en 2004. Elle y apprend le français et cherche à renouveller son style durant toute l'année 2005. Cette reflexion est prolifique car 2006 commence avec trois expositions qui s'enchaînent à Paris, présentant ses derniers travaux : des coqs aux couleurs plus chaudes, plus modernes, et un thême central - « Aun no kokyuu », la respiration A-un; autrement dit l'harmonie Zen de deux êtres, de deux âmes sœurs.